Centre - Val-de-Loire

Du 22/06/2016 au 22/06/2016

« Déverrouiller », maître mot des débats dans le Centre-Val de Loire

Les représentants nationaux de la Fédération hospitalière de France (FHF) se sont rendus le 22 juin 2016 dans le Centre-Val de Loire. L’occasion d’une présentation très documentée des problématiques du secteur public de santé qui fait écho à de nombreuses autres remontées de terrain.

« Nous avons besoin d’être en prise avec vous, médecins, directeurs, équipes, élus…, car notre plateforme politique se nourrira de votre expérience et des initiatives qui n’ont pas toujours l’écho voulu au plan national », a répété Frédéric Valletoux, président de la FHF, à la trentaine d’adhérents présents le 22 juin à Blois. « Sans anticiper sur nos propositions, nous sentons bien en effet qu’il faudra donner à l’avenir davantage d’autonomie aux établissements. » C’est dans cette perspective de souplesse que la FHF vient, par exemple, de demander à déverrouiller le régime économique de la télémédecine afin de stimuler les initiatives de terrain.

Concernant les groupements hospitaliers de territoires (GHT), « la FHF a plaidé des années pour des stratégies de groupes publics. Maintenant il faut nous montrer capables de mettre en œuvre ces coopérations », a plaidé Frédéric Valletoux.

Des temps de rencontre entre établissements

La FHF Centre-Val de Loire a justement donné à voir la formidable capacité d’adaptation du service public hospitalier dans de nombreux domaines. A l’exemple des premières conférences hospitalières universitaires organisées à Blois en mai entre le CHU de Tours et les chefs de services de 16 disciplines des six établissements supports de GHT. Pour Pierre Kalfon, président de la conférence régionale des présidents de commissions médicales d’établissement (CME), ces conférences devraient « ouvrir une nouvelle page des relations entre universitaires et chefs de service ». Une initiative très bien accueillie par le terrain et qui serait tout à fait reproductible ailleurs, ont analysé les représentants nationaux de la FHF.

La sécurité au centre des coopérations

Olivier Boyer, directeur du CHR d’Orléans a également explicité la conception régionale « gagnant-gagnant » des GHT, avec comme focus la qualité et la sécurité des soins, et le rôle essentiel des établissements supports pour soutenir les activités dans le cadre d’une stratégie de groupe public. La prudence reste cependant de mise sur les responsabilités que doivent endosser les GHT. Le travail entamé sur certaines filières (gériatrie, gynécologie-obstétrique) est en effet contrarié dans un contexte de report par l’ARS de décisions importantes, a expliqué Marc Haberbusch, président de la CME de Châteaudun : « L’ARS refuse d’entendre nos arguments sur la sécurité. »

Appel à la simplification et à la responsabilité

Sur le devenir des petites structures, « vous avez soulevé deux points fondamentaux, a souligné David Gruson, délégué général de la FHF, au cours du débat : le rôle des ARS et le partage entre ce qui est impulsé par les GHT et ce qui relève de la recomposition de l’offre. Les agences devront sortir de la tentation d’une micro-régulation économique mais prendre leurs vraies responsabilités ». « Il faut arrêter de nous asphyxier sous les contraintes administratives et avoir le courage de restructurer pour garantir la sécurité, a appuyé Olivier Servaire-Lorenzet, directeur du CH de Blois. Libérons nos hôpitaux ! Je rêve de pouvoir recruter sur contrat et ainsi de ne pas rater certains recrutements de qualité… »

Quant à l’adhésion initiale des établissements médico-sociaux aux GHT qui se dessine dans le Centre-Val de Loire, elle correspond au plan national « un mouvement bien supérieur à ce qui avait été imaginé, grâce à l’organisation de véritables piliers grand âge/handicap dans les GHT », a indiqué David Gruson. Pour la FHF, les GHT devraient ainsi permettre des expérimentations de déverrouillage des sections tarifaire à l’échelle d’un territoire.

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